Être ou ne pas être traducteur

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Une crise se profile dans l’univers de la traduction. Si d’un côté la demande en traductions explose, de l’autre le nombre de traducteurs qualifiés ne suit pas le même rythme.

Le Conseil d’administration de la Commission européenne signale que garantir un service de qualité dans certaines langues représente un problème de plus en plus préoccupant car, au fur et à mesure que les traducteurs expérimentés prennent leur retraite, trouver des remplaçants devient une réelle difficulté.

Il semblerait donc qu’entreprendre une carrière de traducteur soit un bon choix pour se garantir un emploi dans les années difficiles qui nous attendent.

Cependant, un nouveau phénomène récemment apparu pourrait bien venir semer le doute quant à cette certitude. Les traductions « en groupes » ou « externationalisation par appels d’offres massifs » sont des solutions de traduction gratuites ou à prix extrêmement réduits proposées par la grande majorité de la communauté virtuelle. Ce concept représente une menace directe pour les traducteurs, surtout dans le domaine du réseautage social.

Mais Dawn Smith, Directrice de la Rédaction de Final Word, est convaincue que les professionnels qualifiés peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

« Chez Final Word, nous sommes conscients que pour obtenir des traductions fiables et d’excellente qualité, nous avons besoin de traducteurs hautement qualifiés. En d’autres termes, le fait de savoir parler une langue ne suffit pas pour être traducteur. Nous sommes constamment à la recherche de professionnels à accueillir dans notre équipe. L’expertise et les contrôles de qualité sont indispensables afin d’assurer des traductions d’excellente qualité. C’est donc un avenir prometteur qui attend les traducteurs qualifiés, surtout dans les domaines spécialisés ».